Politique: Jean Ping se refuse à un partage du pouvoir avec Ali Bongo.
L'UPG - Loyaliste de Jean de Dieu Moukagni - Iwangou a tenu sa 3e Convention Nationale du 18 au 19 mars 2017 à Mouila. Ce parti, membre de la coalition proche de Jean Ping et son président ont réaffirmé l'idée de la participation au dialogue sous l'égide de l'ONU. Il y avait la proposition d'un éventuel exercice collégial du pouvoir entre Ali Bongo Ondimba et Jean Ping pour sortir de la crise politique actuelle.
Lors de ces assises, l'aile Loyaliste de l'UPG avait pour point focal, l'organisation du prochain congrès dont la date a été fixée au 8 juin 2017. Jean de Dieu Moukagni - Iwangou et les siens bien que n'étant pas disposé à participer au dialogue proposer par le Chef de l'Etat, au regard des victimes et la terreur qui prévalu après le 27 août 2016, n'empêche qu'un agenda de 12 points a été mis en exergue pour une éventuelle sortie de crise.
Le onzième point de cet agenda, selon Gabonreview.com, propose une co-gestion du pouvoir entre
Ali Bongo et Jean-Ping, avec un Gouvernement à égalité nominale et
stratégique.
Depuis Paris où il séjour actuellement, le principal opposant à Ali Bongo Ondimba a exclus toutes idées de partage du pouvoir avec le régime «Bongo - PDG» dans une interview accordée au média en ligne info241.com. «Un partage du pouvoir entre Ali Bongo et moi est impossible» a - t - il affirmé; tout en préconisant la prudence. Dans la mesure où, il n'avait pas encore discuté de la question avec Moukagni - Iwangou et qu'il fallait aussi prendre en compte le contexte de sa déclaration.
Pour ce qui concerne le dialogue, Jean Ping a tenu à faire savoir qu'il constituait l'une des raisons de sa présence en France. «Il y a un dialogue organisé par Ali Bongo où l’Union européenne sera vraisemblablement présente, mais aussi l’Union africaine. [...] Nous y sommes invités, mais nous avons indiqué que nous ne participerons pas à ce dialogue.» a - t - il tenu à préciser.
L'ancien président de la Commission de l'UA a également déclaré s'être servi du besoin de faire un bilan de santé global comme alibi pour avoir plus de facilité de sortie du territoire. Il n'en serait rien des rumeurs qui circulent sur son éventuel évacuation à l’Hôpital américain de Paris, quoiqu'il entend profiter de sa «présence en Europe pour faire un bilan médical».
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