Dialogue Politique: «Ensemble, bâtissons l'édifice nouveau auquel tous nous rêvons » dixit Ali Bongo Ondimba.
Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba a présidé la
cérémonie de lancement du Dialogue Politique, ce 28 mars 2017 au Palais de la
Présidence de la République. Un moment solennel, placé sous le sceau de
l’espoir à de lendemains plus radieux.
Le Président de la République, Ali Bongo Ondimba, lors du lancement du Dialogue Politique ©SM |
« Ce Dialogue
politique s’ouvre sept (7) mois après la tenue de l’élection présidentielle du
27 août 2016, à l’issue de laquelle certains de nos compatriotes optèrent
d’emprunter le chemin de la violence pour exprimer leur désaccord. » a
rappelé le Chef de l’Etat. Une période au cours de laquelle, le Gabon a connu
la montée de forts clivages et des tensions sociopolitiques sans précédents.
Or, « la violence dans notre pays a
toujours été un chemin qui n’a jamais mené nulle part, sauf à la désolation et
au malheur collectif » a – t – poursuivit.
L’assistance composée d’un peu plus de 600 personnes a eu
droit à un rappel historique sur la contestation à l’issue des élections
politiques au Gabon depuis 1945 de la part d’Ali Bongo Ondimba. Notamment, la
demande d’invalidation de l’élection de « Jean Félix Tchikaya lors de l'élection à l'Assemblée constituante de
novembre 1945, puis à Jean Hilaire Aubame, lors des législatives de novembre
1946 » par Emile Issembè.
Aussi, suite à la crise née de l’élection du Conseil du
gouvernement, le 21 mai 1957, Léon Mba et Jean Hilaire Aubame, lors des
élections générales de 1961 « avaient
choisi de jeter à la rivière les vieilles rancunes qui opposèrent longtemps le
BDG et l’UDSG, pour constituer la liste d’Union Nationale. » L’enjeu
principal avait été de rechercher la cohésion sociale pour travailler ensemble
au développement du pays. Un enjeu toujours d’actualité et plus encore à un
moment où la République est en proie des crises sociales de tous ordres.
Il ne sera pas inutile de dire que la Conférence Nationale de 1990 et les rencontres politiques qui ont
suivi, poursuivaient le même objectif en
accordant une place de choix au dialogue, « le
constituant essentiel de notre ADN politique national. ».
Les panélistes des 1200
associations et 52 partis politiques doivent donc mener «avec détermination, patriotisme, et sagesse ces échanges, en pensant d’abord
au Gabon notre cher pays, vous avez la lourde mission d’indiquer au peuple
gabonais l’horizon du futur », comme le leur a signifié le Chef de l’Etat.
Le Premier Ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, Président des
assises du Dialogue Politique et ses co – présidents respectivement de la
Majorité : Jean Boniface Assélé, Faustin Boukoubi, et de
l’Opposition : René Ndemézo’o Obiang, Pierre – Claver Maganga – Moussavou,
doivent pouvoir se surpasser et donner la possibilité aux acteurs de la société
civile et aux politiques de pouvoir « comme
l’indique l'hymne national, La Concorde, […] bâtir ensemble, l'édifice nouveau
auquel tous nous rêvons ».
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