Education: Fridolin Mvé Messa invite le Premier Ministre à recevoir les partenaires sociaux.

A l'occasion de la Journée Nationale des Enseignant le 23 mars 2017, marquant parallèlement le 25e anniversaire du décès de l'instituttrice Martine Oulabou, Fridolin Mvé Messa, Secrétaire Général du Syndicat de l'Education Nationale (SENA), a prononcé un discours circonstanciel dans lequel il a appelé le Chef du Gouvernement à rencontrer les syndicats.

Fridolin Mvé Messa et le Bureau National du SENA, le 23 mars 2017 ©FMM - SENA

Pendant que le Ministre de l'Education Nationale, Florentin Moussavou se concerte avec des syndicats dont personne n'a réellement connaissance dans le monde de l'éducation, les enseignants membres du SENA et de la Conasysed, mais aussi de l'ensemble du pays, se sont organisés pour passer la journée entre camarades. Le SENA a réuni les siens à son siège de la Peyrie. 


©FMM -SENA
Durant la lecture de son discours, Fridolin a d'abord rendu un hommage manifeste à Martine Oulabou, tuée le 03 février 1992, alors qu'elle manifestait avec des milliers d'autres enseignants pour l'avènement d'une «  école gabonaise de qualité, [...] pour de meilleures conditions de travail et de vie pour le personnel scolaire». Une attitude qui doit et devrait servir de modèle pour bon nombre d'enseignants. 

A un moment où, le pays connaît l'une des plus longue crise jamais enregistrée dans le secteur éducation,   «le Ministre de l'Education Nationale porte seul la responsabilité de l'impasse regrettable dans laquelle nous nous trouvons aujourd'hui, laquelle hypothèque fortement l'année scolaire 2016 - 2017 » a déclaré le Secrétaire Général du SENA. Pour lui, le refus de Florentin Moussavou à faire usage des  « mécanismes de la démocratie sociale », notamment la négociation avec les syndicats, constitue une preuve évidente de son désintéressement à la sortie de crise. La sollicitation de son collègue du Ministère de l'Intérieur, afin de prendre une interdiction à manifester à l'endroit de la Conasysed, participe également à l'effort de demeurer dans l'enlisement consenti par la tutelle. Alors que, sous l'égide de l'ONG Educaf, les syndicats membres de cette Convention, le SENA, les associations d'apprenants et des parents d'élèves avaient déjà sollicité la reprise des pourparlers et proposer un plan de sortie de crise.

Dénonçant la violation des droits syndicaux, Fridolin Mvé Messa, au regard de la situation, a réaffirmé l'engagement du Syndicat de l'Education Nationale à poursuivre la lutte pour la défense du «bien - être éducatif» afin de continuer à être digne du rêve de «  Martine Oulabou  et ses pairs de la première heure».

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