Politique: Le Gouvernement ne rendra des comptes qu'au Président de la République
Sept jours après la décision de la Cour Constitutionnelle ayant pris acte de la non organisation des élections législatives, avant la fin du mois d'avril 2018, qui n'eut pour conséquences que la prononciation de la fin du mandat de la 12e législature de l'Assemblée National et par ricochet la démission du Gouvernement, la troisième équipe gouvernementale sous Emmanuel Issoze Ngondet a prêté serment ce matin au Président de la République devant la Haute juridiction.
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PM E. Issoze Ngondet prétant serment devant le Président de la République - DCP |
En effet, après sa démission le 1er mai, Emmanuel Issoze Ngondet a été reconduit dans ses fonctions de Premier Ministre par le Président de la République, Ali Bongo Ondimba. La nouvelle équipe qu'il a proposé au Chef de l'Etat a été rendu public le 4 mai 2018 par Jean yves Teale, Secrétaire général de la Présidence de la République. Un gouvernement dit d'«ouverture», composé de: 11 ministres d'Etats, parmi lesquels les opposants Jean de Dieu Moukagni - Iwangou et Michel Menga M'Essone, respectivement ministres de l'Enseignement supérieur et de l'Habitat; 17 ministres et 12 ministres délégués.
Placer sous le Septennat de la jeunesse et la Décennie de la femme, on enregistre 13 femmes au gouvernement, dont un ministre d'Etat, Denise Mekam'ne Edzidzie épouse Taty, 4 ministres et 8 ministres déléguées, dont la benjamine Laéticitia Diwekou. Ali Akbar Onanga y'Obeghe, Arnauld Calixte Engandji Alandji et Justin Ndoundangoye incarnent la jeunesse.
De la Constitution...
Si le renouvellement de l'article 15 de la Constitution gabonaise a servi à faire valoir le renouvellement du Gouvernement, mais c'est surtout l'article 28 nouveau de la Loi fondamentale, qui consacre la «responsabilité» du Gouvernement devant le Président de la République et qui a commandé la prestation solennelle de serment d'Emmanuel Issoze Ngondet et son équipe devant le Chef de l'Etat ce 7 mai 2018. Notamment, à la suite du "vide constitutionnelle" né de l'absence de renouvellement de l'Assemblée Nationale et de la non prorogation du mandat des députés devant lesquels le Gouvernement est également responsable, en plus, après que la Cour Constitionnelle, malgré le transfert des charges de l'Assemblée au Sénat, ait exprimé l'incapacité de la Haute chambre du parlement "au vote de confiance". un fait inédit au Gabon. Au sujet de cette prestation de serment, il s'agit d' «une disposition nouvelle qui a été ajoutée dans notre constitution» a déclaré le Premier Ministre.
Des missions....
Le nouveau gouvernement est placé devant ses responsabilités. Le Président de la République lui a assigné une mission principale, qui est celle de l'organisation dans les meilleurs delais des élections législatives. Cependant, le programme de relance de l'économie avec le FMI et le plan d'urgence présidentiel sont en bonne place dans les engagements pris par le locataire du 2 Décembre auprès d'Ali Bongo Ondimba.
De l'entrée des opposants radicaux au gouvernement....
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Michel Menga M'Essone 7 mai 2018 Palais du Bord de mer. - SM |
Après l'ouverture engagée à l'issue du Dialogue Politique d'Angondjé, les partis de l'opposition: Démocratie Nouvelle de Renené Ndémézo'o Obiang (ancien directeur de campagne de Jean Ping à l'élection présidentielle de 2016), Parti Social Démocrate de Pierre - Claver Maganga - Moussavou (candidat malheureux), le Parti pour le Développement et la Solidarité de Me Séraphin Ndaot Rembogo et l'Alliance pour le Changement et le Renouveau de Bruno Ben Moubamba (candidat malheureux), avaient fait leur entrée au gouvernement. Cette fois, ce sont trois radicaux favorables à la participation de la galaxie Jean Ping aux élections législatives qui viennent, au nom de l'«esprit républicain »
d'acter leur participation au 3e gouvernement dirigé par Issoze ngondet. Il s'agit de: Michel Menga M'Essono, SG du Rassemblement Héritage et Modernité, Jean de Dieu Moukagni - Iwangou, président de l'Union et Solidarité et David Mbadinga, président de l'Union des Patriotes Loyalistes.
« C'est en tant que Gabonais que je suis venu ici pour asuumer les responsabilités de Gabonais que je suis pour apporter ma contribution à la construction de ce pays» a indiqué Michel Menga M'Essono en amont de la cérémonie de prestation de serment. Il faut noter que sa nomination n'a pas été apprécié par ses compagnons du Rassemblement Héritage et Modernité, qui en sont venus à prononcer sa suspension dans ses fonction de SG de leur mouvement politique. Optimiste et confiant, il a invité ses amis à faire abstraction de l'émotion pour un retour à la sérennité.
En semptembre 2015, Moukagni - Iwangou avait décliné l'offre d'entrée au gouvernement sous le Pr Daniel Ona Ondo, cependant, une fois n'est pas coutume. A la nonce de sa nomination, son jeune 3e vice - président au sein de l'US, Ange Kevin Nzigou annoçait dans les colones de GMT son refus. Seulement, il fallait une confirmation directe de la part de l'intéressé. Ainsi, à travers un communiqué dans lequel il rappelait sa posture de "Bantu" privilégiant le dialogue. Aussi, il a affirmé qu'il s'agit pour lui d' « une étape dans le combat pour la République». C'est dans l'intérêt de la nation qu'il s'agage avec conviction pour au démeurant « être agréable » à la communauté nationale.
David Mbadinga n'a de cesse de marquer sa satisfaction à la suite de sa notmination.
Il ne reste plus qu'à espérer dans les choix oppérés par le Premier Ministre et validés par le Président de la République. Surtout en ce qui concerne l'organisation des élections législatives afin de mettre fin à l'imbroglio institutionnelle que le Gabon traverse en ce moment.
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