Communiqué final du Conseil des Ministre.
Le lundi 15 octobre 2018, sous la Haute Présidence
de Son Excellence Ali BONGO ONDIMBA,
Président de la République, Chef de l’Etat, le Conseil
des Ministres s’est réuni dès 11 heures 30 minutes, dans la
salle habituelle au Palais de la Présidence de la
République.
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@PP 15/10/2018 |
A l’ouverture de la séance, le Conseil des
Ministres a salué l’excellence des relations
d’amitié entre la République de Guinée et la
République Gabonaise.
C’est dans ce contexte que le Président de la
République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali
BONGO ONDIMBA a pris part le 02 Octobre
2018, à l’invitation de Son Homologue et Frère,
Son Excellence Alpha CONDE, Président de la
République de Guinée, à la célébration du 60ème
anniversaire de l’Indépendance de ce pays frère.
Par ailleurs, le Conseil des Ministres a salué le
séjour du Chef de l’Etat à Londres au RoyaumeUni
de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord du 7
au 11 octobre 2018.
A cette occasion, le Chef de l’Etat a pris part au
Financial Times Africa Summit et à la Conférence
de Londres sur le Commerce Illicite des espèces
sauvages, ainsi qu’à la Réunion inaugurale du
Groupe Consultatif de l’Initiative pour la
Protection des Eléphants (EPI).
Au cours de ce Sommet, le Chef de l’Etat a décliné
sa vision du développement de notre pays et
présenté les opportunités multiformes qu’offre le
Gabon aux investisseurs et décideurs de la Finance
internationale.
Aussi, à l’invitation des autorités britanniques, en
reconnaissance de son engagement en faveur des
questions fauniques en général et de la protection
des pachydermes en particulier, le Président de la
République, Chef de l’Etat, Son Excellence Ali
BONGO ONDIMBA, a présidé aux côtés de ses
Pairs de l’Ouganda, du Botswana et du Prince
William cette rencontre.
Il a également lancé un appel à l’action et à la
coopération entre les acteurs engagés dans la lutte
contre le braconnage, qui menace la sécurité de nos
Etats.
Le Président de la République, Chef de l’Etat, Son
Excellence Ali BONGO ONDIMBA a également
participé le 12 octobre 2018, à Erevan, en
Arménie, aux travaux du 17ème Sommet de
l’Organisation Internationale de la Francophonie
(OIF), sous le thème « Vivre ensemble dans la
solidarité, le partage des valeurs humanistes et le
respect de la diversité : source de paix et de
prospérité pour l’espace francophone ».
A l’issue de ces assises, Madame Louise
MUSHIKIWABO, Ministre rwandais des Affaires
Etrangères, dont la candidature avait été soutenue
par l’Union Africaine, a été élue par consensus au
poste de Secrétaire Général de l’Organisation
Internationale de la Francophonie (OIF).
En outre, ce Sommet a permis l’adoption de « la
Déclaration d’Erevan », qui promeut les valeurs de
la Francophonie en phase avec celles du Gabon,
notamment la paix, le renforcement de la sécurité,
le développement durable, la gouvernance
démocratique et la question Genre.
Enfin, le Conseil des Ministres s’est félicité du bon
déroulement du premier tour des élections
législatives et locales. Pour le second tour, appelle-t-il, les Gabonaises
et Gabonais à faire preuve de civisme dans
l’accomplissement de leur devoir citoyen.
AU TITRE DES PROJETS DE TEXTES
LÉGISLATIFS ET RÉGLEMENTAIRES
MINISTÈRE DU BUDGET ET DES
COMPTES PUBLICS.
Le Conseil des Ministres a adopté deux (2) projets
de loi.
Le premier projet de texte porte sur la loi de
règlement (PLR) pour la gestion 2017.
Arrêtée en équilibre à 2 860 milliards de FCFA, la
loi de finances 2017 a connu une hausse de 233,99
milliards de FCFA par rapport au niveau des
ressources et des charges prévues dans la loi de
finances 2016. Cette augmentation résulte de la
prise en compte des CAS « Promotion
audiovisuelle » et « Formation pour l’emploi », du
relèvement des dépenses à caractère social ainsi
que de la poursuite de la diversification de
l’économie, en phase avec le Plan Stratégique
Gabon Emergent (PSGE).
En 2017, les recettes budgétaires perçues se sont
établies à 1 668, 7 milliards de FCFA contre
1 714, 6 Milliards de FCFA prévues, soit un taux
de recouvrement de 98%.
Dans le même temps, les ressources de trésorerie et
de financement ont été mobilisées à hauteur de
943,3 milliards de FCFA contre une prévision de
1.145,4 milliards FCFA, soit 82%.
En 2017, les charges globales de l’Etat ont été
arrêtées à 2.860 milliards FCFA dans la loi de
finances, soit 1886,7 milliards FCFA en charges
budgétaires et 973,3 milliards FCFA en charges de
trésorerie et de financement.
Les dépenses budgétaires ont été exécutées à
hauteur de 1.479,2 milliards FCFA. Ainsi, les
annulations de crédits, qui portent sur les crédits
non consommés du budget général se chiffrent
globalement à 463,3milliards FCFA en charges de
trésorerie et de financement.
Elles concernent, entre autres, les charges
financières de la dette (15,1 milliards FCFA), les
dépenses d’investissement (311,1 milliards FCFA)
et les autres dépenses (22,5 milliards FCFA).
Composées essentiellement des intérêts sur
emprunts extérieurs courants, les charges
financières de la dette ont été exécutées à hauteur
de 233,9 milliards de FCFA, pour une prévision de
249 milliards FCFA dans la loi de finances 2017,
soit un taux de réalisation de 93,9%.
L’exécution des dépenses de fonctionnement
(dépenses de personnel, biens et services et
transferts) s’élève à 1 105 milliards FCFA, bien
en-deçà de la prévision de 1 152,5 milliards FCFA.
Sur cette catégorie de dépenses, les crédits
proposés à l’annulation s’élèvent à 103,3 milliards
de FCFA.
Les dépenses d’investissements, financées sur
ressources propres, ont été exécutées à hauteur de
67,4 milliards FCFA pour une prévision de 150,6
milliards FCFA dans la loi de finances 2017, soit
83,2 milliards FCFA proposés en annulation.
Les projets ayant bénéficié de financements
extérieurs (Finex) enregistrent un niveau
d’exécution de 65,3 milliards FCFA contre une
prévision de 286 milliards FCFA. Il se dégage un
montant de 220,7 milliards FCFA de tirages non
effectués et, par conséquent, proposé en
annulation.
Arrêtée à 30 milliards FCFA dans la loi de
finances 2017, la composante « autres dépenses » a
été exécutée à 7,5 milliards FCFA soit un taux
d’exécution de 25,1%. L’écart de 23,3 milliards
FCFA de crédits non consommés est, par
conséquent, proposé en annulation.
L’exécution des comptes d’affectation spéciale fait
apparaître un solde excédentaire de 4,6 milliards
FCFA.
En définitive, en tenant compte des crédits sans
emploi proposés en annulation, d’un montant
global de 444,8 milliards FCFA, l’exécution de la
loi de finances 2017 s’est soldée par un excédent
de 204,9 milliards FCFA contre un excédent de
269,1 milliards FCFA en 2016.
En ce qui concerne le projet de Loi de Finances
(PLF) exercice 2019, celui-ci s’inscrit dans la
poursuite du Plan triennal de Relance de
l’Economie (PRE) et la mise en œuvre des mesures
d’assainissement des finances publiques.
Les objectifs poursuivis par la politique budgétaire
en 2019 s’articulent autour de quatre axes :
l’optimisation des recettes, l’allègement du train de
vie de l’Etat, la restructuration de la dette
intérieure et la réduction des dépenses de
personnel.
Ainsi, pour l’année 2019, les prévisions du cadrage
macroéconomique et budgétaire affichent des
opérations budgétaires et de trésorerie équilibrées
en ressources et en charges à 2 806,9 milliards de
FCFA, contre 2 918, 5 milliards de FCFA dans la
LFR 2018, soit une baisse de 3,8 % représentant un
montant de 111,7 milliards de FCFA. Cette
contraction est imputable au recul des ressources
de financement (-219,8 milliards de FCFA) en
dépit d’une hausse des recettes budgétaires (108,1
milliards de FCFA).
Les recettes du budget de l’Etat s’établiraient à
2 150,3 milliards de FCFA, soit une augmentation
de 108,1 milliards de FCFA, par apport à la LFR
2018, grâce aux effets attendus des nouvelles
mesures de mobilisation des recettes fiscales et
douanières.
Les ressources de financements et de Trésorerie,
quant à elles, se situeraient à 656,6 milliards de
FCFA, laissant apparaître un solde déficitaire des
opérations de trésorerie et de financement de 68,1
milliards de FCFA.
Les dépenses budgétaires se chiffreraient à 2082,2
milliards de FCFA, contre 1969,1 milliards de
FCFA dans la LFR 2018, soit une hausse de 113,1
milliards de FCFA, essentiellement due aux efforts
d’investissement et à la prise en compte de la part
patronale de l’Etat employeur.
Les charges de trésorerie et de financement sont
évaluées à 724, 7 milliards de FCFA contre 949,8
milliards de FCFA dans la loi de finances
rectificative 2018, soit une diminution de 224,8
milliards de FCFA.
Les dépenses de fonctionnement y compris celles
affichées dans les comptes d’affectation spéciale,
se chiffreraient à 1 293,7 milliards de FCFA contre
1284,8 milliards de FCFA. Elles augmenteraient
ainsi de 8,9 milliards de FCFA du fait d’une
meilleure maitrise des dépenses supportées par les
recettes affectées.
Les dépenses de personnel, initialement évaluées à
640,9 milliards de FCFA, augmenteraient de 5%
environ pour se chiffrer à 672,8 milliards de
FCFA. Cette hausse s’explique essentiellement par
le retard pris dans la mise en œuvre de certaines
mesures relatives à la baisse de la masse salariale
qui ont été prises en 2018.
Les dépenses de biens et services, les dépenses de
transferts et les autres dépenses, sont toutes en
baisse, respectivement de 21,8 milliards de FCFA,
de 20,3 milliards de FCFA et de 19,6 milliards de
FCFA.
Quant aux dépenses d’investissement, elles,
s’établiraient à 423,9 milliards de FCFA contre
352,9 milliards de FCFA dans la LFR 2018.
L’ensemble de ces ressources serait principalement
orienté vers la relance des chantiers à l’arrêt, l’amélioration du système éducatif, de l’offre de
santé ainsi que la lutte contre la précarité et les
inégalités.
MINISTÈRE DE L’INTERIEUR, DE LA SÉCURITÉ, CHARGE DE LA DÉCENTRALISATION ET DU DÉVELOPPEMENT LOCAL
Sur présentation du Ministre d’Etat, le Conseil des
Ministres a adopté le projet de décret portant
ouverture et clôture de la campagne électorale et
convocation du collège électoral pour l’élection
partielle des députés à l’Assemblée Nationale pour
le compte du 2ème siège du Département du Woleu,
Canton Ellelem.
A ce titre, les dates suivantes sont arrêtées :
Premier tour :
- Mercredi 17 octobre 2018 : ouverture à 00 heure
de la campagne électorale ;
- Vendredi 26 octobre 2018 à 24 heures : clôture
de la campagne électorale ;
-Samedi 27 octobre 2018 : convocation du collège
électoral.
- Ouverture du scrutin : 07 heures ;
- Clôture du scrutin : 18 heures.
Second tour :
-Mardi 30 octobre 2018 à 00 heure : ouverture de
la campagne électorale ;
-Vendredi 09 novembre 2018 à 24 heures : clôture de la campagne ;
-Samedi 10 novembre 2018 : convocation du
collège électoral.
- Ouverture du scrutin : 07 heures ;
- Clôture du scrutin : 18 heures.
Enfin, le Conseil des Ministres a entériné les
mesures individuelles suivantes :
MINISTÈRE DE LA DÉFENSE NATIONALE
ECOLE ETAT MAJOR DE LIBREVILLE
- Commandant de l’Ecole d’Etat Major de
Libreville : Lieutenant Colonel Bonjean
MADAMA, en remplacement du Colonel
Félicien KOYI.
MINISTÈRE DE L’EAU ET DE L’ENERGIE SOCIÉTÉ ENERGIE ET D’EAU DU GABON
-
- Directeur Général : M. Jean Pierre
LASSENY DUBOZE.
Je vous remerci
e.
FIN.
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